Témoignage

Luc Gélinas, enseignant du Laflèche, de retour du Mozambique

Pour faire suite à ma première mission de février dernier où je devais évaluer les besoins de formation des professeurs, la deuxième phase de mon mandat au Mozambique a eu lieu l’été dernier pendant cinq semaines. Lors de mon premier séjour, la collecte des données m’avait permis de comprendre le programme de gestion hôtelière et de la restauration du Mozambique, d’identifier les lacunes dans la formation des professeurs et de développer un programme de formation adapté de deux semaines.

La formation devait, dans un premier temps, être approuvée par Éducation Internationale, gestionnaire du projet, et par les instances nationales du Mozambique et de la Banque Mondiale également. Il a donc été convenu que la première semaine de mon séjour serait consacrée à rencontrer des fournisseurs afin de m’assurer de tout avoir à ma disposition pour remplir le mandat. Les quatre semaines suivantes, je donnais deux formations de deux semaines à une trentaine de professeurs d’un peu partout au Mozambique.

La première formation à Pemba a été plutôt difficile. Les installations étaient minimalistes, l’accès à l’eau potable était problématique, le budget limité et l’approvisionnement en nourriture ont représenté tout un défi. Tous les matins, j’étais au marché à 6 h pour trouver les produits qu’on m’avait promis la veille, mais ils n’étaient pas tous disponibles. Néanmoins, avec beaucoup de débrouillardise et de créativité, la formation a été un succès, pour culminer comme prévu en un repas «cuisine internationale» pour le maire et une vingtaine de dignitaires de Pemba.

Les deux dernières semaines à la capitale Maputo devaient être une réplique de ce que j’avais fait à Pemba. L’environnement par contre fut très différent; des installations de qualité, une assistante qui trouvait tout ce dont j’avais besoin et une plus grande accessibilité à une variété de produits. La formation se termina cette fois-ci par un grand banquet, accords mets et vins, accueillant 125 convives.

Lorsque j’ai servi le plat principal au directeur de l’institut de Pemba, il a regardé son assiette et m'a lancé : « Merci Monsieur Gélinas, c’est ce que l’on veut.»